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Retour à GALILÉE ?

C'était avant la survenance de régimes démocratiques.

Le 22 juin 1633, Galilée, sous la menace d’être torturé, abjure devant le Saint-Office ce pour quoi il a été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n'est pas le centre, et se meut. « J'abjure et maudis d'un cœur sincère et d'une foi non feinte mes erreurs » proclame-t-il. Sans en penser le moindre mot.

Près de quatre cents ans plus tard, d’autres esprits éclairés pensent qu’une belle idée  sur le papier, l’Union Européenne, rendue impossible à mettre en œuvre par des décisions irréfléchies (Pompidou accueillant le Royaume Uni, Mitterrand élargissant à marche forcée et favorisant un libre échange incontrôlable des hommes et des biens…) plombe la zone géographique à laquelle elle s’applique et ne tient aucune des promesses tenues en son nom. En France notamment, les analyses documentées de ces esprits éclairés pointent  un Etat (mais le mot n’est-il pas trop fort et déjà dépassé) dont le gouvernement, orphelin d’une souveraineté abandonnée et privé de tous moyens de tenir une politique, agite ses pattes comme un hanneton sur le dos.
Très curieusement (et l’on en revient à Galilée), ces idées qui devraient faire l’objet d’un débat apaisé  sont  écartées sans discussion par les principaux partis politiques, de prétendue droite comme de prétendue gauche, et par leurs relais, les principaux médias. Exprimer ses réserves quant à la légitimité de l’Union Européenne suscite, dans le meilleur des cas, des regards pleins de commisération, comme on en adresse à un enfant lourdement handicapé, et dans le pire des cas, des réactions violentes, comme si l’on touchait à de très gros intérêts mafieux.
Le projet de l’Union Européenne a donc toutes les caractéristiques d’une religion. Il est du domaine du dogme, indiscutable. Et ne pas y adhérer fait encourir à l’infidèle  la peine du crime d’apostasie, exécutée par le Système (le Système, c’est les partis dominants soutenus par les médias dominants). 
La situation de l’une des listes en lice dimanche prochain me semble assez bien illustrer ce constat. Il s’agit de l’UPR, conduite par l’énarque (personne n’est parfait) François Asselineau et qui propose un programme ni de droite, ni de gauche, très simple et très argumenté, en trois points: 

1. Sortie de l’Union Européenne
2. Sortie de la zone Euro
3. Sortie de l’Otan

Qui a entendu parler de l’UPR ou de François Asselineau ? Personne. Et je viens de le vérifier sur les moteurs de recherche des principaux médias:

  1. France Inter : nada
  2. Europe 1 : une participation de 3’26 le 21 05 2013 à propos de l’introduction de la langue anglaise comme support de communication dans les facs françaises.
  3. RTL : nada
  4. RMC : nada
  5. Le Monde : nada
  6. Le Figaro : nada
  7. Ouest-France : Une brève interview de 3 questions dans une édition locale à l’occasion d’une conférence.
  8. TF1 : nada
  9. A2 : nada

Que l’on partage ou non l’analyse de l’UPR n’est pas la question. Mon propos est de souligner qu’il est étrange qu’un candidat dont le programme se démarque totalement du lot tout en étayant solidement son propos (voir le site) soit méprisé à ce point par le système médiatique. Même Wikipédia lui refuse une notice en français alors qu’il y a droit dans le Wikipédia de langue anglaise. On en revient à penser que dans cette consultation, trop d’intérêts, qui ne sont peut-être pas ceux du bon peuple, sont en jeu pour que l’on puisse laisser s’exprimer une quelconque dissidence.


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