KULTUR|"CULTURE"

A CHACUN SON RESNAIS

Cinéma


Les monuments appartiennent à ceux qui les regardent. Nous avons chacun notre perception du Mont Saint Michel. Ceux qui n’y sont jamais allés ont dans la tête une jolie carte postale, ceux qui se sont fait estourbir chez la Mère Poulard gardent une dent contre les marchands du temple, d’autres ont en mémoire un Mont d’hiver, glacial et sans touristes (celui que je préfère), ou un Mont d’été, caniculaire, où la fraicheur de la basilique vous fait du bien…

Il en est de même du monument qui vient de s’éteindre. Hiroshima ou Marienbad (au ciné-club de La Garenne à Vannes). Ou bien le meilleur Depardieu, empêtré dans le filet du repreneur de son usine, dans Mon Oncle (d’Amérique). Ou encore le bonbon Azéma, à déguster dans Mélo et les autres. Mais dans cette collection de moments de cinéma délicieux, une maison émerge sur sa colline : la Villa Providence (une œuvre «américaine»... tournée dans la Haute-Vienne!) qui reste, dans ma mémoire, un idéal de maison que l’on aimerait posséder, où tout peut arriver...
C’était d’ailleurs peut-être ça, Resnais : un réalisateur (breton) chez qui tout peut arriver (de Hiroshima à On connait la Chanson). Arditi résume la chose en disant que « rien ne ressemble moins à un film d'Alain Resnais qu'un autre film d'Alain Resnais». A revoir sans modération.

La villa Providence, hantée par John Gielgud

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